En Argentine, Nathalie Kambala Luse présente les avancées des femmes congolaises dans la lutte contre les VBG
Dans le cadre du partenariat de coopération entre la République démocratique du Congo et la Corée du Sud, Nathalie Kambala Luse, directrice pays de l’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), a pris part à un séminaire international organisé du 11 au 12 novembre en Argentine. Cette rencontre, consacrée aux réponses aux violences basées sur le genre (VBG), a été co-organisée par le PNUD Argentine et le Centre des politiques du PNUD à Séoul.
Réunissant des délégations venues d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie, ces assises ont offert une plateforme d’échanges et de partage d’expériences. À cette occasion, Mme Kambala Luse a présenté plusieurs initiatives à impact visible menées par les organisations féminines congolaises, avec l’appui de la KOICA et du PNUD-RDC. Ces actions visent notamment à transformer les normes sociales et culturelles et à promouvoir l’autonomisation des femmes et des filles, indique la cellule de communication de FMMDI.
Dans son intervention, la directrice pays a également mis en exergue plusieurs défis persistants, dont le manque de financement durable pour les programmes dédiés aux femmes et les conséquences des conflits armés dans l’Est de la RDC, qui compromettent les efforts de protection et d’autonomisation.
Face à ces enjeux, Kambala Luse a formulé plusieurs recommandations :

- Aux bailleurs de fonds : augmenter le financement des programmes dédiés aux droits des femmes et à la lutte contre les VBG, en privilégiant des projets pluriannuels et durables ;
- Au gouvernement congolais : assurer l’application effective des lois existantes, notamment le Code de la famille révisé, la loi sur la parité et celle relative à la lutte contre les VBG ;
- Aux organisations féminines : investir dans la formation de la relève à travers des clubs de jeunes filles leaders, des écoles de féminisme et des programmes de mentorat intergénérationnel ;
- Aux partenaires techniques : renforcer les capacités institutionnelles des associations féminines et faciliter leur accès direct aux financements internationaux.
Selon elle, la mise en œuvre de ces recommandations permettra de consolider les mécanismes de soutien aux survivantes des violences sexistes et de promouvoir l’autonomisation économique, sociale et politique des femmes et des jeunes filles en RDC.

Alain Digital Mudiandambu


