Dibaya : « Le talent, l’intelligence et la compétence ne dépendent pas du genre », message fort du DG de l’ISDR Tshimbulu aux femmes

Dibaya : « Le talent, l’intelligence et la compétence ne dépendent pas du genre », message fort du DG de l’ISDR Tshimbulu aux femmes
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La clôture du mois dédié aux droits des femmes a été marquée par une journée scientifique organisée ce lundi 30 mars 2026 à l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) de Tshimbulu, dans ses installations du quartier Nsele. Cette activité riche en échanges a réuni étudiants, encadreurs et invités autour de thématiques liées à la promotion de la femme.

Au programme de cette journée, plusieurs exposés scientifiques ont été présentés, accompagnés de prestations culturelles notamment des danses, des poèmes et une pièce de théâtre, mettant en lumière le rôle et la place de la femme dans la société.

Dans son allocution de clôture, le Directeur Général de l’ISDR Tshimbulu, François Mbala Mukinayi, a insisté sur l’importance de l’implication des femmes dans les Objectifs de Développement Durable (ODD). Il a rappelé que sur les 17 ODD adoptés au niveau international, au moins six concernent directement la femme.

« Le talent n’a pas de genre. La femme doit comprendre qu’elle a toute sa place dans la société et dans le développement », a-t-il déclaré, soulignant notamment les objectifs liés à l’économie, à la santé, à l’éducation, à l’égalité des sexes, à l’accès au travail ainsi qu’à la paix et à la justice.

Le DG a également évoqué les défis majeurs auxquels les femmes sont confrontées dans la société, notamment les mariages précoces, les violences basées sur le genre, les avortements clandestins ainsi que les discriminations dans l’accès à l’éducation. Il a, à cet effet, lancé un appel aux parents et aux autorités coutumières pour promouvoir l’éducation des filles et abandonner certaines pratiques socioculturelles rétrogrades.

« Toutes les filles doivent avoir accès à l’éducation. Les coutumes qui freinent leur épanouissement doivent être abandonnées », a-t-il martelé.

Clôturant son intervention, François Mbala a félicité le comité organisateur pour la réussite de cette activité, tout en promettant la tenue prochaine d’autres journées scientifiques. Il a encouragé les participants à tirer profit des enseignements reçus pour améliorer non seulement leur vie personnelle, mais aussi leur contribution au développement communautaire.

Du côté des étudiantes, la satisfaction était palpable. Huberte Kabashadi, étudiante en deuxième licence (L2) en santé communautaire, a salué la pertinence des thèmes abordés. Elle a notamment retenu que « la compétence ne dépend ni du genre ni des stéréotypes », exhortant les parents à soutenir les études supérieures des filles.

Même son de cloche chez Aimerance Kamiyongo, également étudiante en L2, qui a insisté sur la capacité des femmes à assumer des responsabilités au même titre que les hommes. Elle a appelé les parents à investir davantage dans l’éducation des filles, convaincue qu’elles peuvent aussi diriger et contribuer efficacement au développement.

Boniface Mputu

Rédaction

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