Assemblée nationale : le député Paul Babangu Wababu alerte sur les risques sécuritaires liés aux réfugiés sud-soudanais et aux Mbororo

Assemblée nationale : le député Paul Babangu Wababu alerte sur les risques sécuritaires liés aux réfugiés sud-soudanais et aux Mbororo
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À l’Assemblée nationale, la question de la gestion des flux migratoires dans l’Est de la République démocratique du Congo s’invite au cœur du débat sécuritaire. À travers une question orale avec débat déposée le lundi 13 avril 2026, le député national Paul Babangu Wababu interpelle le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur sur les risques croissants liés à l’afflux de réfugiés sud-soudanais et à la présence des éleveurs Mbororo.

Dans son initiative parlementaire, l’élu d’Irumu met particulièrement en lumière la situation préoccupante du territoire d’Aru, dans la province de l’Ituri, où il observe une arrivée « massive et continue » de populations fuyant les violences au Soudan du Sud. Tout en reconnaissant le caractère humanitaire de cet accueil, il met en garde contre les conséquences d’un encadrement insuffisant.

« L’histoire nous enseigne que des flux migratoires mal encadrés peuvent devenir de véritables bombes à retardement. Nous ne pouvons pas ignorer les leçons du passé, notamment après certains épisodes qui ont durablement fragilisé la sécurité nationale », a-t-il déclaré, appelant à une vigilance accrue des autorités.

Selon le député, les communautés locales expriment déjà de vives inquiétudes, redoutant une pression sur les terres et un risque d’infiltration de groupes hostiles, dans un contexte sécuritaire déjà fragile.

Par ailleurs, Paul Babangu Wababu attire l’attention sur la situation dans les provinces du Bas-Uélé et du Haut-Uélé, où il dénonce l’installation non régulée d’éleveurs Mbororo. Ces derniers, accompagnés de vastes troupeaux, seraient à l’origine de tensions récurrentes avec les populations locales.

« L’absence d’un cadre clair favorise des conflits fonciers parfois violents. Il est impératif que l’État reprenne le contrôle en définissant des règles précises sur l’accès au territoire et l’exploitation des ressources », a-t-il insisté.

À travers cette démarche, le député exige du gouvernement des réponses concrètes et structurées. Il appelle notamment à la mise en place de mécanismes rigoureux de contrôle aux frontières, d’identification des personnes en mouvement, ainsi qu’à un renforcement de la coordination entre les services de sécurité et de migration.

« Quelles mesures préventives sont mises en œuvre aujourd’hui pour éviter une détérioration de la situation demain ? Le pays a besoin d’actions concrètes et anticipatives », a-t-il martelé.

Cette interpellation intervient alors que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, intensifie les efforts diplomatiques pour stabiliser l’Est du pays. Dans ce contexte, la sortie de Paul Babangu Wababu relance le débat sur l’équilibre à trouver entre l’obligation d’assistance humanitaire et la préservation de la sécurité nationale.

La date de l’examen de cette question en plénière n’a pas encore été communiquée. Le gouvernement est toutefois attendu dans les prochains jours pour apporter des réponses devant la représentation nationale.

Jospin wa Jorkim

Rédaction

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