Affaire des lampadaires : Nicolas Kazadi blanchi fait des révélations choc sur les coulisses de l’enquête

Affaire des lampadaires : Nicolas Kazadi blanchi fait des révélations choc sur les coulisses de l’enquête
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Dans le cadre de l’affaire autour de la surfacturation présumée des projets d’installation de lampadaires et de forages en République Démocratique du Congo, Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances, a été officiellement disculpé par la justice. Celui-ci a révélé que Jules Alingete, inspecteur général des finances et chef de service de l’Inspection Générale des Finances (IGF), avait déjà reconnu son innocence en privé auprès de plusieurs personnes, bien avant que la procédure judiciaire ne prenne de l’ampleur.

L’Inspection Générale des Finances avait été à l’origine de l’enquête sur cette affaire qui accusait des responsables de surévaluer les coûts des installations de lampadaires solaires et de forages dans certaines régions du pays. Nicolas Kazadi et François Rubota, ancien ministre du Développement Rural, figuraient parmi les principaux suspects dans ce dossier médiatisé. Cependant, Kazadi a affirmé que dès le début de cette affaire, l’inspecteur général Jules Alingete savait qu’il n’avait aucun lien avec les allégations de détournement.

Déclarations et confrontations en coulisse

L’ancien ministre a relaté une confrontation qu’il aurait eue avec Jules Alingete en présence du Président de la République. Selon Kazadi, cette rencontre a permis de clarifier sa position avant même que le dossier ne soit porté devant les magistrats. Il rapporte qu’Alingete aurait assuré en coulisses que Kazadi n’était pas impliqué dans les irrégularités supposées : « On a fouillé ses comptes, il n’a pas de transfert, il n’y a rien qui montre qu’il soit impliqué de quelque manière que ce soit. »

Cependant, malgré cette reconnaissance en privé, Kazadi soutient qu’Alingete a préféré laisser évoluer la situation sans agir publiquement pour innocenter l’ancien ministre, insinuant que des intérêts politiques pourraient être à l’origine de ce silence : « Il a laissé faire, peut-être parce qu’il avait un intérêt politique derrière, mais ça, c’est son affaire », a-t-il déclaré.

Demande de démenti restée sans suite

Nicolas Kazadi indique avoir demandé un démenti public de la part de l’IGF une fois son innocence confirmée. La réponse de Jules Alingete aurait été de lui conseiller de poursuivre la démarche devant la justice : « Je veux bien, mais je ne peux plus rien dire parce que la justice s’est déjà saisie. Je suis un OPJ, je ne peux plus rien faire, donc il faut aller en justice. »

En raison de cette recommandation, Kazadi a poursuivi la procédure judiciaire qui s’est soldée récemment par une confirmation de son innocence dans cette affaire controversée.

Une disculpation qui relance le débat sur la Justice en RDC

Réagissant à son acquittement, Nicolas Kazadi a exprimé sa satisfaction en soulignant la résilience du système judiciaire, malgré ses nombreuses faiblesses : « La justice est malade mais en vie », a-t-il lancé, laissant entendre que même si le système rencontre de nombreux dysfonctionnements, une part de vérité et de justice peut encore émerger.

Ce dénouement soulève néanmoins des questions sur le rôle de l’IGF et sur les motivations politiques qui pourraient influencer des enquêtes de grande envergure. Pour Nicolas Kazadi, cette affaire est désormais derrière lui, mais elle jette un nouvel éclairage sur les mécanismes de gouvernance et les jeux de pouvoir au sein des institutions publiques en RDC.

Ronsard Luabeya

Rédaction

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