Ebola en Ituri : 350 cas suspects sous surveillance, le ministre Samuel Roger Kamba appelle à la vigilance
Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, est arrivé dimanche 17 mai 2026 à Bunia pour évaluer l’évolution de la flambée d’Ebola qui inquiète les autorités sanitaires dans la province de l’Ituri.
Accueilli par le gouverneur militaire de l’Ituri, Luboya N’kashama Johnny, le ministre a rapidement animé un point de presse afin de faire état de la situation épidémiologique et des mesures engagées pour renforcer la riposte.
Selon le ministère, cette mission vise à évaluer l’ampleur réelle de l’épidémie sur le terrain et à accélérer le déploiement des moyens logistiques, matériels et humains à travers le Centre des opérations d’urgence de santé publique.
Face à la pression croissante exercée sur les structures sanitaires locales, trois sites prioritaires ont été identifiés pour l’installation de centres de traitement Ebola, notamment à Rwampara, Mongbwalu et dans la ville de Bunia.

« Les centres de traitement sont déjà identifiés. Nous avons acheminé des tentes pour les installer rapidement, car les hôpitaux sont déjà sous pression à cause de l’afflux de malades », a déclaré le ministre Samuel Roger Kamba.
Les chiffres communiqués illustrent la gravité de la situation sanitaire dans la province :
59 cas confirmés actuellement pris en charge ;
91 décès probables ;
350 cas suspects sous surveillance.
Pour les autorités sanitaires, cette évolution rapide de l’épidémie nécessite une mobilisation immédiate et coordonnée entre le gouvernement, les partenaires de santé ainsi que les communautés locales.
Dans son message à la population, Samuel Roger Kamba a insisté sur l’importance du signalement rapide des cas suspects et sur la nécessité de lutter contre les rumeurs et la stigmatisation autour de la maladie.
« Ebola n’est pas une maladie mystique. Toute personne présentant des symptômes doit se signaler afin d’être prise en charge rapidement et éviter la propagation de la maladie », a-t-il martelé.

Le ministre a également rappelé que la rapidité de la prise en charge augmente les chances de survie et réduit considérablement les risques de transmission communautaire.
Cette visite intervient dans un contexte de vigilance sanitaire renforcée en Ituri, où les autorités redoutent une propagation incontrôlée du virus.
Le gouvernement entend ainsi miser sur une réponse combinant moyens techniques, soutien des partenaires et implication active des communautés locales, considérées comme un maillon essentiel dans la lutte contre Ebola.

Jospin wa Jorkim


