RDC: L’ONG SED met en cause le VPM Jean-Pierre Lihau dans des violences politiques dans la Mongala

RDC: L’ONG SED met en cause le VPM Jean-Pierre Lihau dans des violences politiques dans la Mongala
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L’organisation non gouvernementale Soutenons l’État de Droit (SED) a adressé une correspondance au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dénonçant « des faits graves portant atteinte à l’État de droit, à la sécurité publique et à la stabilité politique dans la province de la Mongala ». Parmi les personnalités citées figure le Vice-premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau Ebua Kalokola, accusé d’implication dans des actes présumés de violence et de manipulation institutionnelle.

La lettre, transmise également à plusieurs hautes autorités de l’État, évoque « des dénonciations, témoignages et informations concordantes » faisant état d’intimidations, de disparitions présumées de matricules et de salaires de militants politiques, ainsi que de pressions exercées sur certaines institutions provinciales. Ces actes viseraient particulièrement des militants de l’UDPS-Tshisekedi favorables au projet de révision constitutionnelle.

SED attire l’attention sur « les allégations mettant en cause Monsieur Jean-Pierre Lihau Ebua Kalokola relativement à un soutien présumé à des groupes violents opérant dans le territoire de Bumba ». Ces groupes seraient impliqués dans les attaques du 29 mars 2026, au cours desquelles des militants politiques ont été pris pour cible. L’ONG demande que « les véhicules qui ont servi de transport aux semeurs de troubles soient identifiés afin que toute mesure conservatoire ou judiciaire appropriée soit prise ».

Outre Jean-Pierre Lihau, plusieurs autres personnes sont citées dans la correspondance : Champion Mabanga, présenté comme chauffeur personnel du VPM, Engonga Kean-Willy et Eddy Yolona, coordonnateurs de la Dynamique Jean-Pierre Lihau, Célestin Mukadi Kashala, Commissaire supérieur principal de la PNC à Bumba, ainsi que Gabriel Iluku Aundu, administrateur du territoire de Bumba.

Selon SED, si les faits étaient confirmés par les juridictions compétentes, ils constitueraient « des atteintes à la sûreté intérieure, une incitation à la violence politique, un abus d’influence et une manipulation des institutions provinciales ».

Face à la gravité des accusations, l’ONG formule cinq attentes majeures :

  • L’ouverture immédiate de l’enquête indépendante
  • L’audition des personnes citées 
  • La protection des victimes et des témoins 
  • Des poursuites judiciaires contre tout auteur, coauteur ou complice 
  • Des sanctions exemplaires conformément aux lois de la République 

SED insiste enfin sur le fait qu’« aucune personnalité politique, quelle que soit sa proximité avec les institutions de la République, ne devrait bénéficier d’un traitement d’exception ». L’ONG appelle le Chef de l’État à « ouvrir l’œil sur ce genre d’actes » afin d’éviter que ne s’installe dans l’opinion publique « l’impression d’un régime d’impunité ou d’intouchables ».

Rédaction

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