Kasaï oriental : les organisations de la société civile misent sur les diamants comme levier de développement durable
Les organisations de la société civile (OSC) du Kasaï Oriental considèrent que les diamants de la région peuvent redevenir un véritable moteur de développement durable pour les communautés locales. Cette conviction s’est exprimée lors d’un atelier de restitution organisé du 12 au 13 septembre à l’hôtel Chicago à Mbujimayi.
La rencontre, initiée par le Groupe d’Appui aux Exploitants des Ressources Naturelles (GAERN) en partenariat avec International Peace Information Service (IPIS), et financée par la Coalition de la société civile du Processus de Kimberley ainsi que l’Union Européenne, avait pour objectif de présenter un rapport d’IPIS sur le secteur diamantifère congolais, mais aussi de susciter une réflexion collective autour des actions à mener pour renforcer l’impact du diamant dans le développement de la province.
Au programme figuraient notamment la restitution des conclusions du rapport, une projection vidéo de sensibilisation intitulée « Au-delà des brillantes illusions », ainsi que des travaux en groupes.
Dans son allocution de clôture, Constantin Kolela, chargé des finances au sein du GAERN, a salué l’engagement des participants et souligné que les échanges avaient démontré que « les diamants du Kasaï peuvent encore briller de nouveau, non seulement comme ressource naturelle, mais aussi comme vecteur de développement pour nos communautés ».
Une feuille de route a ainsi été adoptée par les OSC et les leaders communautaires présents. Elle servira de base à une série de plaidoyers auprès des autorités provinciales et nationales, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
La déclaration finale de l’atelier formule plusieurs recommandations au gouvernement, parmi lesquelles :
- Vulgariser et appliquer efficacement les instruments juridiques du secteur minier ;
- Promouvoir le concept de “diamant du développement” pour que l’exploitation artisanale bénéficie directement aux populations ;
- Accélérer la création d’Entités à assise économique (EAE) riches en gisements afin de stimuler la formation de coopératives locales ;
- Doter le SAEMAPE des moyens nécessaires à son bon fonctionnement ;
- Garantir une redistribution équitable des revenus, afin d’améliorer les conditions socio-économiques de la province.
Ces résolutions, issues de la déclaration finale, traduisent la volonté des OSC de transformer l’exploitation artisanale du diamant en un véritable levier de développement durable pour le Kasaï oriental.
Antoine BANZA


