Kasaï : Les écoles de kamonia privées d’eau potable à cause du vandalisme
La destruction répétée des infrastructures scolaires et des bornes fontaines devient récurrente dans la sous-division de Kamonia, située dans le territoire de Tshikapa, province éducationnelle Kasaï 1. Des individus non identifiés s’attaquent régulièrement aux installations mises en place pour le bien-être des élèves et de la communauté.
Le dernier acte de vandalisme s’est produit dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 février au sein de l’École Primaire 1 Ditalala. Selon Ntoka Tshibangu David, directeur a.i de l’établissement, les malfaiteurs ont volé un tonneau de 1.000 litres destiné au lavage des mains des élèves après leur passage aux toilettes.
« Un mois ne passe sans que ces voleurs n’opèrent à l’école primaire 1 Ditalala, en coupant les tuyaux, les vannes et les fils de la borne fontaine », a déploré le responsable de l’école.
Outre les installations d’eau potable, les infrastructures scolaires subissent également des dégradations répétées. Selon David Ntoka, les malfrats n’hésitent pas à casser les fenêtres, saccager le matériel didactique et, dans certains cas, souiller les salles de classe.
Face à cette situation alarmante, le directeur de l’école a déposé une plainte contre contre une personne dont le nom n’est pas relevé à coulisses.net. Il a saisi de cette opportunité pour appeller la population à collaborer avec les autorités pour identifier les auteurs de ces actes de vandalisme.
Ces incidents interviennent alors que plus de 11 écoles ont été construites à Kamonia en l’espace de deux ans grâce au soutien de l’UNICEF. Malheureusement, la persistance de ces actes criminels compromet les efforts visant à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves.
Le directeur de l’École Primaire 1 Ditalala exhorte les autorités locales à renforcer la sécurité autour des établissements scolaires et des infrastructures publiques, afin de protéger ces acquis essentiels pour la communauté.
En attendant une réaction concrète des services compétents, la population reste en alerte face à cette menace qui pèse sur l’éducation et l’accès à l’eau potable dans les établissements de la place.
Martin Nyamabu


