Kasaï-Oriental : « le meeting de vérité » de l’UDPS s’est soldé par des jets des projectiles
Le meeting dit « de vérité » très attendu par les combattantes et combattants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) mobilisés comme un seul, s’est terminé en queue de poisson.
En effet, des centaines de combattants du parti présidentiel venus répondre au rendez-vous à la mythique place de Mua Lusa au siège de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) ce samedi 10 avril, ont digéré différemment le discours du Président fédéral Jean-Paul Mbuebua Kapo.
Après une trentaine de minutes de discours, certains combattants disent avoir été déçus. L’adresse de Jean-Paul Mbuebua Kapo, Président du comité fédéral de l’UDPS Mbujimayi n’a pas rencontré leur assentiment, ce qui a ocasonné un jet de pierres.
« L’actualité politique de l’heure est très importante, nous avons voulu qu’il( le Président) soit explicite quand à la situation politique de la province et surtout expliquer le communiqué de l’UDPS sur l’intérim après le gouverneur Maweja« , a dit un combattant venu à ce meeting.
Dans son discours, au sujet de la situation politique actuelle dans la province, le Président fédéral n’est pas revenu sur la déclaration politique et le communiqué de la fédération de Mbujimayi qui a pris acte de la déchéance du gouverneur Maweja, sans trop de détails. D’après lui le parti doit évoluer dans la discipline.

Par ailleurs, Jean Paul Mbuebua a retracé le parcours de l’actuel parti présidentiel depuis sa création jusqu’à ce jour.
« l’UDPS est un grand parti qui a une grande mission de libérer le peuple congolais« , a-t-il déclaré. « Sous son impulsion, les treize parlementaires ont fait pleurer le grand dictateur, le Maréchal Mobutu le 24 avril 1990. Ce qu’il a ouvert la voix à la démocratie dans le pays », a-t-il mentionné.
Devant monts et vallées, l’UDPS a conclu plusieurs alliances mais a été à maintes reprises trahie. Dans son dur combat, ce parti a réclamé le multipartisme sans lequel, les autres n’auraient pas un mot à dire aujourd’hui. De Mobutu à Kabila fils, en passant par Kabila père, l’UDPS a enduré plusieurs sortes de traitement, mais toujours déterminée jusqu’à arracher la victoire aux élections de 2018 par la prise de pouvoir par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Pour n’avoir pas évoqué explicitement la question de la déchéance du gouverneur et celle relative à son intérim, Jean-Paul Mbuebua a attiré la colère des manifestants qui n’ont pas hésité un seul instant à faire recours au jet des pierres et projectiles. Tout s’est aussitôt arrêté. La débandade a été rendez-vous, avec des combattants qui se disparaissaient dans tous les sens, évitant d’être blessés.
Rédaction


