RDC : le député national Paul Babangu dénonce l’hypocrisie diplomatique de l’Ouganda
Le député national Paul Babangu Wababu, élu du territoire d’Irumu en province de l’Ituri, monte au créneau contre ce qu’il qualifie d’« hypocrisie diplomatique » de la République d’Ouganda à l’égard de la République démocratique du Congo (RDC.
Dans une tribune politique intitulée « Tribune n°001 du 22 janvier 2026 – Plaidoyer pour une paix durable en Ituri : Diplomatie, justice et intégrité », l’élu iturien fustige l’attitude de Kampala qu’il accuse de tenir un double discours, en dépit de la coopération militaire affichée entre les deux pays.
Selon Paul Babangu, l’Ouganda continuerait de servir de base arrière à la rébellion de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) dirigée par Thomas Lubanga, un mouvement armé qu’il tient pour responsable de l’insécurité persistante et des violences meurtrières en Ituri.
« Actuellement, malgré la coopération militaire apparente dans le cadre de l’opération Shujaa contre les terroristes ADF, une hypocrisie diplomatique persiste. Il est inadmissible que l’Ouganda, partenaire officiel, serve de base arrière au mouvement CRP qui endeuille la province », dénonce le député national. Appel à des mesures fermes
Face à ce qu’il considère comme une ambiguïté dangereuse, l’honorable Paul Babangu appelle le gouvernement congolais à adopter une posture plus ferme vis-à-vis de Kampala. Il plaide notamment pour l’extradition immédiate de Thomas Lubanga et de ses collaborateurs, accusés de déstabiliser la province de l’Ituri.
Dans sa tribune, l’élu formule deux recommandations majeures :
Exigence de réciprocité diplomatique :
- Il exhorte le ministre des Affaires étrangères à obtenir de l’Ouganda l’extradition des leaders du CRP et de tout autre groupe armé opérant contre la RDC, estimant que la souveraineté nationale ne saurait être sacrifiée au nom de la diplomatie. Ultimatum et sanctions diplomatiques :
- En cas de refus de coopération de la part de Kampala, Paul Babangu propose que le gouvernement congolais envisage des mesures coercitives et des sanctions diplomatiques, allant jusqu’au rapatriement forcé des présumés criminels afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice congolaise.
Une question de dignité et de justice
Pour conclure, le député national affirme que la dignité de l’Ituri impose une double rupture : celle avec la complaisance étrangère et celle avec l’impunité interne, conditions indispensables, selon lui, pour une paix durable dans cette province meurtrie par des décennies de conflits armés.
Jospin wa Jorkim


