Kasaï oriental: interception d’un camion de maïs de Kanyama Kasese, Julie Kalenga décide de vendre le contenu à 42.500 FC le sac
Un camion contenant le maïs de Kanyama Kasese (dans la province du Haut-Lomami) a été intercepté ce lundi 09 octobre au niveau du parquet judiciaire de Mbujimayi, sur boulevard Laurent Désiré Kabila, grâce à la vigilance des services de sécurité.
Informée, la Gouverneure intérimaire Julie Kalenga Kabongo s’est déplacée sur le lieu en compagnie du ministre provincial de l’économie et finances Anaclet Mutombo Kazadi et du directeur de cabinet du gouverneur. Elle a constaté que les sacs des maïs ont été enfouis dans le sable à l’intérieur du camion.
Le ministre des finances a déploré cette situation qu’il a qualifiée de sabotage de l’œuvre du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a confirmé que les maïs contenu dans le camion sont les produits de Kanyama Kasese. « Ils ont fui. Ils étaient au niveau de Tshibombo. Ils ont contourné la ville. Nos services, par professionalisme ont arrêté le camion en question avec les maïs Kanyama Kasese à l’intérieur», a-t-il confié à coulisses.net
L’autorité provinciale a décidé que le camion soit conduit dans l’enceinte du gouvernorat de province en attendant que les services compétents interrogent les responsables pour savoir la source de ces maïs. Elle a par ailleurs annoncé que ces maïs seront vendus au prix de 42.500 fc le sac.
« Les gens sont ici parce qu’ils ont vu que le maïs de Kanyama Kasese ne cesse d’être détourné. Nous avons saisi ce véhicule pour poursuivre son responsable et savoir le lieu d’approvisionnement. Nous vendons les maïs de Kanyama Kasese toujours au prix nous communiqué par le général lui-même 42.500 FC plus 500 FC de manutention», a dit la Gouverneure intérimaire.
Selon plusieurs sources, des camions contenant des maïs en provenance de Mbujimayi se rendent régulièrement dans la province du Kasaï central. Tout porte à croire que les opérateurs économiques, étouffés de vendre les produits Kanyama Kasese au Kasaï oriental, préfèrent aller ailleurs où ils peuvent le faire librement.
Marc Valentin Kalcind


